Les textes que je publie sur mon blog sont fortement inspirés de mon vécu personnel, et complétés par des lectures que j’essaie de vous mettre en référence. Aujourd’hui il me vient à l’esprit de revenir en quelques lignes partager les leçons que j’ai pu tirées  de ce qui fut heureusement pour moi une courte période de ma vie:  Que faire lorsque est au plus bas dans sa vie? 

“ Etre au plus bas dans sa vie”: quel sens cela prend t-il?

Je n’ai aucun doute que nous traversons tous, ou avons traversé un jour des épreuves dans nos vies respectives et à des degrés différents: Il y’en a qui nous coupent simplement l’appétit une heure ou deux heures; d’autres encore qui nous empêchent de dormir pendant plusieurs jours; et il est ces périodes dans la vie d’une personne où l’on se dit “y’a rien qui va dans ma vie, y’a absolument rien qui marche”; de ces douleurs qui prennent essence au cœur même de nos entrailles  …..

Chez moi, cela a duré un an et demi, de décembre 2017 à juillet 2019. Une année d’épreuves et de remise en question, des mois pendant lesquels je pense avoir expérimenté les plus fortes douleurs de ma vie…. mais là n’est pas le sujet. Ce que je souhaite vous partager, c’est ce que j’en ai tiré. 

Accepter d’être à terre

Sans prétention aucune, je pense que nous cultivons trop souvent dans ce monde ce que je choisis d’appeler “ le culte de la force”. Ce culte de la force, qui nous interdit d’être faible, de pleurer et même de nous plaindre… ce culte qui nous répète sans cesse: “un homme/ une femme fort(e) ne pleure pas”, ou encore “il n’y pas de place pour les faibles dans cette vie”.

Je vous l’accorde, il n’y a effectivement pas de place pour les faibles dans cette vie, mais il y aura toujours assez de temps pour accepter et vivre consciemment chacune des étapes dont nous avons besoin pour guérir ( et en parlant de guérison, je vous invite à découvrir mon article « elle finit toujours par guérir« ) et grandir. 

Vous me suivez toujours? plus concrètement, voilà ce que je mets dans l’acceptation de notre condition à ce moment, et le fait de s’accorder le temps nécessaire: 

Rester à terre pour se protéger

La première chose que je dis aux personnes de mon entourage, tristes ou affaiblies par une situation qu’elles vivent c’est de  rester au sol, aussi longtemps qu’elles en ont besoin, tout en gardant à l’esprit, qu’il faudra bien se relever.

L’analogie à la fois simple et drôle dans cette réflexion est l’assimilation que je fais bien des fois de la vie à un ring de boxe ou n’importe quel autre combat. Pour moi, tant qu’on est à terre, on ne prend plus de coup, et ces quelques secondes, tout juste ce qu’il faut, nous permettent de reprendre notre souffle et de poursuivre le combat. 

De la lâcheté! certains me diront!

Non, on se protège et on prend soin de soi comme on peut je répondrais! A quoi sert-il de se ruer vers l’ennemi, alors que nous sommes à bout de force et de souffle? si ce n’est à se faire achever? 

Ne pas avoir honte d’être à terre

La peine, les larmes et la souffrance, sont quelquefois considérées comme des sujets de honte dans la société actuelle : il faut sourire “tout le temps”, et “comme tout le monde”.  Personnellement je pense que j’ai tellement pleuré durant cette période de ma vie que je n’ai plus de réserves jusqu’en 2060 au moins!! Mais je suis sincèrement convaincue, que cette phase de “vidange émotionnelle” est absolument utile.

Pleurez tant que vous en avez envie; Pleurez, endormez-vous, réveillez-vous et pleurez à nouveau si le besoin se fait ressentir… si on ne peut même plus s’octroyer la liberté d’avoir mal, à cause des conventions sociales, nous irons bientôt vivre sur la planète mars! 

Autorisez-vous même d’être chiant(e) pendant cette période avec le monde qui vous entoure….  ne vous inquiétez pas, les vrais resteront!

Et surtout prenez le temps qu’il VOUS faut, à vous et pas aux autres. Il n’y a aucun sens à s’entendre dire ou à dire à l’autre combien de temps il a le droit d’être mal…. cette décision nous revient à nous et à nous seuls..

Relevez-vous pour le combat de votre vie

Si vous êtes croyants comme moi, vous attribuez avec foi, la plus grande part de votre succès ou succès à venir, aux grâces de l’Eternel. Mais comme il est dit dans les écrits bibliques “aidez-vous et le ciel vous aidera”. 

Aucun combat ne se gagne si l’on choisit de ne jamais se relever.

Alors relève-toi: 

Analyse les erreurs que tu as commises, et qui t’on mené à cet état  des choses: nous avons toujours une part de responsabilité  dans les choses que nous vivons… 

Tires-en des leçons, qui te serviront pour demain: valorise tes échecs par des apprentissages et une amélioration perpétuelle…

Planifie ta “renaissance”: aucun chef de guerre ne va au combat, sans un plan d’attaque; Fixe-toi des objectifs à atteindre, imagine et organise chacun des pas que tu auras à faire pour les atteindre.

Et GO!  Ce n’est jamais facile de se remettre en scelle lorsqu’on se sent faible, mais s’il le faut, fais les choses mécaniquement jusqu’à ce que tu aies assez de motivation pour impulser la dynamique qu’il te faudra. 

Personnellement, j’avais mon fils dont il fallait prendre soin quelque soit mon état, et donc je le faisais. Trouve-toi une raison de t’accrocher  et de ne pas complètement laisser tomber. 

La vie est une course de résistance….

#partageretgrandir